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Calligraphie(s) – Musique & Arts visuels

 

La Compagnie Caméléon est heureuse de vous inviter à venir voir et écouter sa dernière création

Le 25 Janvier 2019 à 20h30

au Petit Echo de La Mode

Pôle de développement culturel

2 rue du Maillet 22170 Châtelaudren

réservations 0296792640 lpem@leffarmor.fr

Deux musiciennes et une vidéaste se rencontrent, empruntant un chemin singulier où la musique, les images et la calligraphie chinoise sont prises au jeu de la transformation .

Un concert en trois mouvements pour les yeux et les oreilles où le trait calligraphique s’insinue à l’écran sous la forme de courts films , d’une bande dessinée mais aussi en direct .

https://vimeo.com/255461459?activityReferer=1

avec

Sophie Chénet : Structures Sonores Baschet voix textes

Lydia Domancich : Clavier, Fender Rhodes et voix
Bénédicte Jucquois : Vidéo
Erwann Philippe : Création Lumière
Gérard Lhomme : Mise en son
Les mouvements de pinceau ont été filmés lors des ateliers de Catherine Denis. Photos de Sophie Paradis.

Pages de Bretagne – n°46 – décembre 2018 / juin 2019 : « La Part Commune, l’amour des belles lettres » (article et photo de Pierre-Henri Allain)

 

 

La Part Commune a 20 ans. Le bel âge diront certains. Un âge en tout cas éminemment respectable quand on est une modeste maison d’édition « installée en Bretagne et ouverte sur le monde » qui a su, loin de Paris, se faire une place reconnue au royaume des belles lettres.

« L’édition, c’est ma vie. Ce n’est pas un métier, c’est une passion. » Dans l’appartement rennais où vit et travaille Mireille Lacour, actuelle directrice de La Part Commune, l’aveu est immédiat. Et il ne se passe quasiment pas de jour où la jeune sexagénaire ne s’installe devant son écran pour mettre en pages et composer les livres qui viendront encore enrichir le catalogue de la maison d’édition fondée en 1998 par Yves Landrein. Avec, au menu des dernières nouveautés, excusez du peu, deux textes méconnus de Fédor Dostoïevski, des poèmes de Guillaume Apollinaire ou la correspondance inédite de Henry David Thoreau, une somme prévue pour sortir en trois tomes. C’est que, lorsqu’elle a repris le flambeau de La Part Commune en 2012, après la disparition de son fondateur, l’éditrice est restée fidèle à la feuille de route que s’était fixée Yves Landrein et que l’on pourrait résumer en une phrase : ne rien s’interdire pourvu que le texte soit bon. Auteurs anciens ou contemporains, connus ou inconnus, d’ici ou d’ailleurs, romans, correspondances ou poésie, l’éventail de choix de la maison d’édition, qui a publié 360 titres à ce jour, est ainsi aussi vaste que diversifié. Mais obéit à une règle intangible : la qualité de l’écriture. « Lorsque j’ai repris la maison d’édition, je l’ai fait d’abord parce qu’il y a eu beaucoup d’amis et d’auteurs prêts à me soutenir, raconte Mireille Lacour. À commencer par Thierry Gillyboeuf, qui était très proche d’Yves. Mais j’ai voulu aussi ne rien changer à ce qui était le fondement de La Part Commune, l’amour de la littérature, de l’écriture poétique. Nous avons ainsi mis en place un comité de lecture de cinq personnes, pour lequel cela reste le premier critère de choix. » Il est toutefois un second critère tout aussi indispensable pour être publié dans cette maison d’édition qui se veut « familiale » : la relation humaine. « On reçoit systématiquement les auteurs que nous envisageons de publier, poursuit Mireille Lacour. On discute beaucoup, on passe du temps ensemble et, si on ne se trouve pas en totale harmonie, ça ne pourra pas le faire. Mais une fois que l’on a publié un auteur, on se laisse la possibilité ou pas de le suivre dans ses projets de publications ultérieures. » Le poète Pierre Tanguy, Jean-Louis Coatrieux, Jeff Sourdin, Jean-Pierre Boulic sont ainsi devenus quelques-uns des piliers de La Part Commune. Des auteurs qui accompagnent aussi Mireille Lacour dans les salons, exercice incontournable qu’elle apprécie particulièrement. « Les salons donnent souvent lieu à des moments d’échanges très forts avec les lecteurs, relève-t-elle. Et nos auteurs sont “militants”, ils participent, s’impliquent beaucoup dans ce qu’ils font. » Si Mireille Lacour, ancienne employée à la Poste et infographiste, n’était pas spécialement destinée à devenir éditrice, sa rencontre avec Yves Landrein en 2003 aura été décisive. « On formait un duo de choc, se souvient-elle. Je m’occupais des couvertures, des images, du packaging et Yves du choix des textes, du contenu, c’était génial. » Yves Landrein, Quimpérois d’origine, après avoir créé une revue littéraire et une première maison d’édition, Ubacs, avant La Part Commune, a alors déjà une solide expérience d’éditeur. Ancien ami de Georges Perros, il a publié l’abondante correspondance de l’écrivain-poète de Douarnenez mais aussi les échanges épistolaires entre Flaubert et Maupassant, des textes alors introuvables. Aux côtés de la poésie et du roman, ce genre littéraire est d’ailleurs une des composantes majeures de La Part Commune. Après 2012, Mireille Lacour a aussi imprimé sa marque en créant, sur une idée d’Yves Landrein, la collection La Petite Part qui regroupe « les textes méconnus d’auteurs très connus » avec une charte visuelle plus graphique. La qualité des textes de La Part Commune vient quant à elle d’être à nouveau récompensée avec le Prix du roman 2018 de la ville de Carhaix, attribué au livre de Mérédith Le Dez, Le Cœur mendiant. Et, tandis qu’elle fête ses 20 ans, il ne se passe pas de semaine sans que la maison d’édition ne reçoive de nouveaux manuscrits, lui assurant un bel avenir. Même si son équilibre économique, avec des ventes oscillant entre quelques ou plusieurs centaines d’exemplaires par titre, reste fragile.
http://www.lapartcommune.com

A paraître en février 2019 : La nuit augmentée

Aux éditions Mazette – Encres de couverture de Floriane Fagot – 102 pages – 10 €

« L’horizon ouvert
alors serait la paix
sans mauvaise graine
avant la grande paix

le royaume retrouvé
des lanternes infantes »

Parallèlement à sa sortie début février 2019, La nuit augmentée, le nouveau livre de poésie de Mérédith Le Dez, dont c’est la troisième collaboration avec les éditions Mazettefait actuellement l’objet d’une création voix et instruments avec la Compagnie Caméléon. Cette création sera présentée au public en 2019-2020. Durée 1h. Avec Mérédith Le Dez, Sophie Chénet et Bénédicte Jucquois. Dossier de communication disponible à partir de janvier 2019.

Pour être informé(e)

Radio Laser – « Et nous liserons » 13 h / 14 h

Mérédith Le Dez, a obtenu le Prix du roman de la Ville de Carhaix 2018 pour Le Cœur mendiant (La Part Commune, 2018). Elle est l’invitée de « Et nous, liserons ».

Une émission de Félix Boulé, avec Frédéric Leplat, librairie Page 5 à Bruz (35).

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEcouter l’émission : https://www.radiolaser.fr/Meredith-Le-Dez-a-obtenu-le-Prix-du-roman-de-la-ville-de-Carhaix-2018-pour-Le-coeur-mendiant-Elle-est-l-invitee-de-Et_a23348.html

 

Faire « FEU DE TOUT BOIS » avec Elisabeth Horem

Elisabeth Horem vient de publier fidèlement aux belles Editions Bernard Campiche (Suisse), Feu de tout boisun volumineux journal en deux tomes couvrant vingt-cinq années de sa vie (1992-2016).

Les huit parties qui le composent portent les noms des villes où elle a successivement vécu aux côtés de son mari diplomate : Berne, Prague, Paris, Bagdad, Tripoli, Damas, Doha, Rabat. Il s’agit, selon l’écrivain, d’un « journal à l’ancienne » qui propose « réflexions sur l’écriture, contingences de la vie quotidienne, récits de voyages, évocations de lectures et de rencontres, réactions à l’actualité, mouvements d’humeur, impressions de promenades ou récits d’épisodes plus personnels ». C’est un plaisir de retrouver ici au long cours son écriture fine et précise, appréciée dans ses précédents livres, parmi lesquels notamment, s’il faut n’en citer qu’un, le très affûté Shrapnels (Editions Bernard Campiche, 2005).

Pour information, les livres de Bernard Campiche éditeur ne sont diffusés qu’en Suisse. Vous pouvez cependant les commander directement auprès de la maison d’édition dont voici le lien : http://campiche.ch/pages/contact/contact.php ou bien si vos pas vous mènent à Saint-Quay-Portrieux (22) vous les trouverez à la Maison de la Presse, seul point de vente des livres d’Elisabeth Horem en France.